mercredi 14 décembre 2022

 

Environnement et Dynamique des Sociétés (EDS) N° 006, Août 2022
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ANALYSIS OF THE RELATIONSHIP BETWEEN NDVI AND
CLIMATE FACTORS IN BAKABÉ AND DAN KADA
CLASSIFIED FORESTS OF AGUIÉ COMMUNE, NIGER
REPUBLIC
AMADOU CHARIFI Rabiou (1)*, J. FALOLA Afolabi (2), YAMBA Boubacar (3)
and SULAIMAN Yunus (4)
(1) Ph.D in Natural Resources Management and Climate Change
(2) Professor in Department of Geography, Bayero University, Kano-Nigeria
(3) Professeur Titulaire, Département of Géographie FLSH, Université Abdou Moumouni, Niamey Niger
(4) Lecturer 1 in Department of Geography, Bayero University, Kano-Nigeria
*Correspondant courriel: charifirabiou@gmail.com
Abstract
Forest areas are essential for soil conservation and the stabilization mechanism of
ecological systems in Niger Republic. There are several types of forest resources
which are: reserve, parc, protected, and classified forests. Bakabé and Dan Kada
Classified Forests are in perpetual dynamic whereas constitute the main resources
of rural population in Aguié Commune. The relationship between Normalized
Difference Vegetation Index (NDVI) and climate factors has been explored widely
by scientists using statistical approaches. This study aims to analyze the relationship
between NDVI and climate factors (precipitation and temperatures) from 1980 to
2016 in Bakabé and Dan kada Classified Forests. Methodology applied focuses on
NDVI analysis and statistical approach using Pearson's correlation coefficient.
Climate data were processed using XLSTAT application by non-parametric test such
as: Mann-Kendall trend test, Pettitt test and Buishand test. Results shown no
significant relationship between NDVI Value of time series over period from 1980 to
2016 and climate variability factors (Rainfall, Minimum and Maximum
Temperatures decade average) in Bakabé and Dan Kada Classified Forests. The level
of significance (P-value) of each forest over period is greater than Alpha (0.05) that
means no significant relationship between NDVI and climate factors (P 0.05).
Indeed, there is a positive correlation between climate factors and NDVI in Bakabé
Classified Forest while there is a negative correlation between NDVI and Rainfall
and Temperatures in Dan Kada Classified Forest because of different years of
drought.
Keywords: NDVI, Climate, Classified Forests, Aguié Commune, Niger


Résumé
Les espaces forestiers sont des éléments indispensables à la conservation des sols et
dans le mécanisme de stabilisation des systèmes écologiques au Niger. Il existe
forêts classées. Les Forêts Classées de Bakabé et Dan Kada sont en perpétuelle
mutation alors qu'elles constituent les principales ressources de la population rurale
de la Commune d'Aguié. La relation entre l'indice de végétation par différence
normalisée (NDVI) et les facteurs climatiques a été largement explorée par les
scientifiques utilisant des approches statistiques. Cette étude vise à analyser la
relation entre NDVI et les facteurs climatiques (précipitations et températures) de
1980 à 2016 au niveau des forêts classées de Bakabé et Dan Kada.
La méthodologie adoptée se concentre sur l'analyse NDVI et l'approche statistique
en utilisant le coefficient de corrélation de Pearson. L'analyse des données
climatiques a été traitée à l'aide de l'application XLSTAT par test non paramétrique
tel que: test de tendance de Mann-Kendall, test de Pettitt et test de Buishand.
NDVI des séries temporelles sur la période de 1980 à 2016 et les facteurs de
variabilité climatique (Pluviométrie, Températures Minimum et Maximum de la
décennie) autour des Forêts Classées de Bakabé et Dan Kada. Le niveau de
signification (P-value 0,05) de chaque forêt sur une période est supérieur à l'alpha
(0,05), ce qui signifie qu'il n'y a pas de relation significative entre NDVI et les
facteurs climatiques. En effet, il existe une corrélation positive entre les facteurs
climatiques et NDVI dans la Forêt Classée de Bakabé alors qu'il existe une
corrélation négative entre NDVI et Pluviométrie et Températures au niveau de la
Forêt Classée de Dan Kada en raison des plusieurs années de sécheresse.
Mots clés : NDVI, Climat, Forêt classées, Aguié Commune, Niger


 

Website: https://afrigistjournals.com/index.php/ajlaem
Email: chiefeditor@afrigistjournals.com 14
Conflicts and Conflict Resolution over Classified Forests Resources of
Maradi Region, Niger Republic
AMADOU CHARIFI Rabiou1, J. FALOLA Afolabi2, SALEH B. Momale3 and YAMBA Boubacar4
1 Natural Resources Management and Climate Change, Centre for Dryland Agriculture, Bayero University, Kano.
2 Professor in Department of Geography, Bayero University, Kano-Nigeria
3 Senior Lecturer in Department of Geography, Bayero University, Kano-Nigeria
4Professeur Titulaire au Département de Géographie FLSH, Université Abdou Moumouni, Niamey Niger
Correspondence: charifirabiou@gmail.com
Abstract
Conflict management is a key building block of forest governance; it has received little or no consideration in
most of the ongoing governance reforms in Niger Republic. Understanding and finding the means to deal with
conflicts related to utilization of forest resources became an important research area under the Governance for
Sustainable Forests related to the livelihoods programme. The study aims to examine the nature and form of
conflicts over Bakabé, Dan Kanda and Kandamo classified forests resources in Maradi Region. Data were
collected through literature review, questionnaires and focus group discussions within villages around classified
forests. The method of analysis applied involves descriptive and inferential statistics (Chi-square test). The
research identified major types of conflicts as farmer - farmer, pastoralists - farmers and agro- pastoralists;
conflicts between farmers and village chiefs and conflicts between local communities and the forestry
departments. There was significant difference in the frequency of conflicts between seasons around Bakabé and
Dan Kada classified forests with χ2-values of 15.53 and 9.20 which are all significant at 0.05 level. There is no
significant difference in the frequency of conflicts between seasons in Kandamo classified forest because the forest
is not subjected to cropland contract. The effectiveness of both the traditional and modern mechanisms of
protection is generally weak, with huge implications on sustainable development. There is a need for government
at all levels to prioritize the management of conflicts over classified forests so that there will be a sustainability
of crops and livestock productivity for better livelihoods in the rural communities.
Keywords: Conflicts, Conflict Resolution, Classified Forests, Resources, Maradi Region
Conflits et résolution des conflits concernant les ressources forestières classifiées de la région de Maradi,
République du Niger
Résume
La gestion des conflits est un élément clé de la gouvernance forestière; il n’a reçu que peu ou pas de considération
dans la plupart des réformes de gouvernance en cours en République du Niger. Comprendre et trouver les moyens
de faire face aux conflits liés à l’utilisation des ressources forestières est devenu un domaine de recherche
important dans le cadre du programme Gouvernance pour des forêts durables lié au programme de moyens de
subsistance. L’étude vise à examiner la nature et la forme des conflits sur les ressources forestières classées
bakabé, Dan Kanda et Kandamo dans la région de Maradi. Les données ont été recueillies au moyen d’une revue
de la littérature, de questionnaires et de discussions de groupe dans les villages autour des forêts classées. La
méthode d’analyse appliquée implique des statistiques descriptives et inférentielles (test du chi carré). La
recherche a identifié les principaux types de conflits comme agriculteur - agriculteur, pasteurs - agriculteurs et
agro-pasteurs; conflits entre agriculteurs et chefs de village et conflits entre les communautés locales et les
départements forestiers. Il y avait une différence significative dans la fréquence des conflits entre les saisons
autour des forêts classées Bakabé et Dan Kada avec des valeurs χ2 de 15,53 et 9,20 qui sont toutes significatives
au niveau de 0,05. Il n’y a pas de différence significative dans la fréquence des conflits entre les saisons dans la
forêt classée de Kandamo parce que la forêt n’est pas soumise à un contrat de terres cultivées. L’efficacité des
mécanismes de protection traditionnels et modernes est généralement faible, avec d’énormes implications sur le
développement durable. Il est nécessaire que le gouvernement à tous les niveaux donne la priorité à la gestion
des conflits sur les forêts classées afin qu’il y ait une durabilité des cultures et de la productivité du bétail pour
de meilleurs moyens de subsistance dans les communautés rurales.
Mots-clés : Conflits, Résolution de conflits, Forêts classées, Ressources, Région de Maradi
AFRIGIST Journal of Land Administration and Environmental Management, 2 (1):14-26, 2022
ISSN 2756-4096 (Online), 2756-410X (Print) doi: https://doi.org/10.54222/ajlaem/v2i1.2
Accepted: April 26, 2022

Journal of Land Administration and Environmental Management, 2 (1): 14‐26, 2022
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jeudi 22 août 2019

Insécurité et développement local dans un contexte de mouvement insurrectionnel et djihadiste Boko Haram à Diffa, Niger Oriental





HAMET MAHAMANE
Mahamadou Bachir;&
 
AMADOU CHARIFI Rabiou, Ph.D Fellow
La région de Diffa constitue l’une des principales régions à vocation
agropastorales de la République du Niger. Depuis l’avènement du mouvement
insurrectionnel et djihadiste Boko Haram au Nord Nigéria dans
l’Etat de Borno en 2009, des milliers de nigérians ont trouvé refuge sur le
territoire nigérien notamment dans la région de Diffa. La population civile,
prise entre les affrontements violents de la secte Boko-Haram et les forces
armées nigérianes, n’a eu d’autres choix que de migrer vers d’autres contrés relativement
sécurisées comme le Niger. C’est ainsi qu’on estime à plus de 50 000 personnes
actuellement déplacées principalement dans la région de Diffa. Cette arrivée
massive de réfugiés n’est pas sans conséquence sur la situation socio économique
de la région. L’objectif de ce travail est d’analyser les incidences
socio économiques des réfugiés appelés aussi « Ein Gudun Hijira » en
Haoussa venus du Nord Nigéria suite à l’insécurité provoqué par Boko Haram. Il
s’agit de voir comment ses nouveaux venus contribuent à modifier certains
aspects socio-culturels et économiques du territoire d’accueil. La méthodologie
adoptée porte sur la collecte de données qualitatives et quantitatives à
travers une approche géographique

auprès des populations et autorités coutumières et administratives.
Il
ressort que les activités socio-économiques sont paralysées au niveau de cette
région à travers l’interdiction des plusieurs activités lucratives telles que
culture de poivron, pêche. A cela, il faut ajouter l’insécurité alimentaire due
au nombre trop important de réfugiés et bientôt les tensions sociales dues aux
problèmes de cohabitation entre réfugies et autochtones.
Mots
clés :
Développement local, insécurité, Niger
Oriental, refugié

lundi 11 janvier 2016

Gestion de l’espace rural dans un contexte de pression foncière croissante: facteur de paix durable dans la région de Maradi au Niger.

Depuis plus de trois décennies, de nombreuses  études ont montré que la région de Maradi connait une saturation foncière sans précèdent. Au niveau des terroirs villageois, les disparités foncières sont exacerbées par une croissance démographique et aujourd’hui on assiste à l’installation d’un marché foncier qui fonctionne au détriment des plus pauvres et surtout la naissance d’une classe de paysans sans terre. Cette dynamique va également se traduire d’une part par la remontée du front agricole vers des espaces jusqu’alors considérés comme à vocation pastorale et de l’autre par l’occupation agricole des forêts classées malgré une législation théoriquement en vigueur. Ces espaces sont actuellement exploités et gérés par les populations à l’intérieur des systèmes agro-pastoraux fortement fragilisés par variabilité climatique. Il se développe également de nombreux conflits fonciers dans un contexte d’accaparement de terre et d’exclusion foncière ; situation qui nécessite des règles de gestion appropriées.

L’objectif de ce travail, construit autour de  la recherche documentaire, des investigations de terrain et l’analyse et traitement des données, vise à tracer l’évolution de l’occupation des espaces et d’analyser les facteurs de risque de conflit entre acteurs ruraux dans l’optique d’une paix durable entre communautés.

lundi 31 août 2015

La gestion des conflits et ressources forestières au Niger

Introduction 

La période pré coloniale se caractérise par un mode de gestion primaire basé sur les croyances religieuses permettant la préservation des espaces forestiers. Tandis que la période coloniale, est une période de conservatisme et de prévoyance avec le classement des formations forestières autant pour des objectifs écologiques qu’économiques. Cette politique avait pour objectif de conserver intactes le maximum de potentialités naturelles en attendant qu’on sache les régénérer et les gérer économiquement. Au lendemain de l’indépendance, l’État du Niger a continué à appliquer la politique de conservatisme et de prévoyance en matière de gestion des forêts naturelles à travers la protection et la surveillance des périmètres classés. Devant le retour des sécheresses (1974 ; 1984) et l’accentuation des phénomènes de la désertification, on a pris de plus en plus conscience de la responsabilité de l’homme dans ce domaine, et partant, de la nécessité de l’associer obligatoirement à toute opération de lutte et de préparer la prise en charge par le monde rural de la gestion des ressources naturelles (gestion forestière intégrée et participative). Aucun mécanisme de gestion approprié des ressources naturelles notamment pour les ressources forestières n’a été pas mis en place. Ce n’est qu’à l’avènement de Projet d’Aménagement des Forêts Naturelles (PAFN), qu’il y a eu la création des marchés ruraux orientés de bois (ordonnance n° 92–37 du 21 août 1992 portant organisation de la commercialisation et du transport de bois dans les grandes agglomérations et la fiscalité qui leur est applicable) aux niveaux des forêts des départements de Dosso et Gaya. Malheureusement, ces marchés ruraux de bois ont fortement contribué à la disparition d’énormes espèces ligneuses d’autant plus qu’ils ne font pas l’objet d’une véritable évaluation. 
Le fonctionnement de système de surveillance des ressources  forestières                                               
 La surveillance environnementale est l’une des principales missions des agents de l’environnement. C’est ainsi que la nécessité d’impliquer la population s’impose en vue de faire une gestion participative. Le brigadier représente les agents de l’environnement notamment en ronde nocturne et journalière qu’il effectue pour déceler les axes de fraude. Il transmet les cas de fraude à l’agent de poste forestier tout comme aux autorités coutumières. Ces dernières constituent une instance de conciliation et le chef de poste forestier communément appelé Mai Gandu, garant de la surveillance informe le brigadier du dispositif de protection de l’environnement.  A l’intérieur, les exploitants représentent les délinquants qui exercent la coupe frauduleuse du bois.

Les mécanismes préventifs des conflits

Il s’agit de : la campagne de sensibilisation sur l’importance des espèces végétales ; la vulgarisation de la loi 2004-040 du 8 juin 2004 portant régime forestier au Niger ; l’implication des populations locales dans la gestion des ressources naturelles ; la surveillance des champs afin d’empêcher la divagation des animaux. 

 Les mécanismes de  gestion ou règlement de conflit.

D’une manière générale, les conflits liés à l’utilisation des ressources autour de ces forêts se résolvent à plusieurs niveaux : (i) Brigadiers, tentent de résoudre le conflit s’il  s’agit de coupe frauduleuse du bois.  En cas de non-conciliation ils transmettent les conflits au chef du village ; (ii) Chef des Villages/tribus ou quartiers, en cas de non conciliation  ils transmettent au service de l’environnement ; (iii) Services de l’environnement qui appliquent les textes régissant le régime forestier jusqu’à transmettre le procès-verbal à la justice afin d’emprisonner le coupable ; (iv) les juridictions plus précisément le tribunal d’instance.
Cette gestion est axée sur l’intensification de la sensibilisation sur les lois et règlements notamment le code rural. Cette sensibilisation doit amener les populations à adopter de nouveaux comportements ou à changer leurs attitudes en vue d’une meilleure gestion des ressources naturelles de leurs terroirs.
Les ressources forestières qu’il s’agisse des forêts classées, des massifs forestiers, des forêts protégées ont toujours fait l’objet de mesures de protection et de sécurisation. Toutes les politiques forestières au Niger ont montré leur limite car les formations forestières subissent une dégradation accélérée. L’ingérence du politique fait que les populations refusent les lois de la République. Actuellement, malgré l’utilisation des gaz domestiques et d’autres moyens de chauffage modernes, l’arbre au sens strict du terme, continue de garder toute son importance. L’usage (bois, les feuilles et fruits de certaines espèces forestières comme compléments alimentaires ou médicaments, l’exploitation des pâturages etc.), conduit à la destruction et à la dégradation des forêts classées de Fogha Béri et Koulou dans ce contexte de changement climatique et de pression démographique.
Comme on le voit, la vente de bois ainsi que les produits de cueillette et de pharmacopée est une source de revenus monétaires non négligeable pour les populations au niveau de ces forêts aussi un moyen d’ajustement structurel pendant les périodes de déficit alimentaire.
Malgré le statut de classement et la surveillance faite par les agents de l’environnement, ces forêts continuent d’être menacées et risque à long terme d’être affectées par une importante  anthropisation.

mercredi 26 août 2015

Halte à l'abattage des arbres





Les forêts classées sont des éléments indispensables à la conservation des sols et dans le mécanisme de stabilisation des systèmes écologiques au Niger. L’utilisation et la gestion de ressources forestières couvrent tous les aspects de la vie des communautés et engendrent des conflits de diverses natures. La manière d’appréhender l’environnement et les différents attributs qui le composent, se trouve aussi directement visée par cette problématique. Les cas de  mauvaise gestion liée à l’exploitation des forêts ont été notés, qu’il s’agisse de défrichement ou d’abattements d’arbres sans aucune politique de remplacement.